La Bourse de Paris (2ème arrondissement) se situe au Palais Brongniart (du nom de son architecte Alexandre, Théodore Brongniart 1739/1813 à qui Napoléon 1er confia la construction)
Le Palais du Louvre : Huit siècles d’histoire au cœur de Paris
Si le Louvre est aujourd’hui mondialement connu comme le plus grand musée d’art au monde, on oublie parfois que ses murs racontent une tout autre histoire. Avant d’abriter la Joconde ou la Vénus de Milo, le Palais du Louvre a été une forteresse médiévale sombre, une résidence royale somptueuse et le théâtre des grandes décisions politiques qui ont façonné la France.
D’une forteresse médiévale au palais de la Renaissance
L’histoire du Louvre commence aux alentours de 1190. Le roi Philippe Auguste décide de faire construire une citadelle fortifiée à l’ouest de Paris. Son but ? Protéger la capitale des invasions anglaises. Cette forteresse n’avait rien d’un lieu d’habitation confortable : elle était massive, flanquée d’un donjon central et entourée de fossés.
Au XIVe siècle, le roi Charles V change la donne. Paris s’est agrandie, et la forteresse se retrouve enclose dans la ville. Il la transforme en une résidence royale plus confortable, y installant sa célèbre bibliothèque.
C’est sous le règne de François Ier, en 1546, que le Louvre médiéval est définitivement rasé pour faire place à un palais de style Renaissance. L’architecte Pierre Lescot conçoit alors ce qui deviendra le cœur du Louvre moderne : la Cour Carrée.
Le « Grand Dessein » des rois de France
Pendant les siècles suivants, presque chaque souverain français veut laisser sa marque sur le bâtiment. C’est l’époque du Grand Dessein, un projet monumental initié par Henri IV visant à relier le Louvre au Palais des Tuileries (situé plus à l’ouest) par une immense galerie longeant la Seine.
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Louis XIV commande la majestueuse Colonnade du Louvre à l’est, chef-d’œuvre du classicisme français. Cependant, le Roi-Soleil délaisse rapidement Paris pour Versailles, laissant le Louvre en partie inachevé et occupé par des artistes et des académies.
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Napoléon Ier puis Napoléon III reprennent le flambeau. Ce dernier achève enfin le Grand Dessein en fermant la grande cour nord, donnant au palais la configuration gigantesque qu’on lui connaît aujourd’hui.
La naissance du musée et la modernité
La Révolution française marque un tournant définitif. En 1793, le palais change de destin : il ouvre ses portes au public et devient le « Muséum central des arts de la République ». Le palais des rois appartient désormais au peuple et à la culture.
Le dernier grand bouleversement architectural a lieu dans les années 1980 sous la présidence de François Mitterrand. Le projet du « Grand Louvre » modernise l’accueil du musée et donne naissance à un nouveau symbole : la Pyramide de verre de l’architecte I.M. Pei, inaugurée en 1989 au centre de la cour Napoléon.
Le Louvre en quelques chiffres clés
Aujourd’hui, se promener dans le Louvre, c’est feuilleter un livre d’architecture à ciel ouvert. Du donjon médiéval (dont on peut encore visiter les fondations en sous-sol) aux verrières contemporaines de la cour Visconti, le palais est, autant que les œuvres qu’il abrite, un chef-d’œuvre absolu du patrimoine mondial.
Aspect Donnée Superficie au sol Plus de 135 000 $m^2$ (l’un des plus grands palais d’Europe) Longueur de la façade Près de 1 km le long de la Seine Statut actuel Musée national, accueillant plusieurs millions de visiteurs par an
Le château fort de Lourdes : une forteresse millénaire au cœur des Pyrénées
Dominant la ville de Lourdes depuis son impressionnant piton rocheux, le château fort de Lourdes constitue l’un des monuments historiques les plus remarquables des Hautes-Pyrénées. Bien avant que la cité ne devienne mondialement célèbre grâce aux apparitions mariales de 1858, cette imposante forteresse surveillait déjà les routes conduisant vers les vallées pyrénéennes et l’Espagne.
Tour à tour résidence seigneuriale, place forte militaire, prison royale et caserne, le château a traversé plus de mille ans d’histoire. Aujourd’hui transformé en Musée pyrénéen, il témoigne de l’importance stratégique de Lourdes au cours des siècles.
Des origines antiques à la forteresse médiévale
L’emplacement du château fort de Lourdes présente des avantages défensifs exceptionnels. Son promontoire rocheux, dominant les environs, permettait de contrôler les voies de passage entre la plaine et les montagnes.
La position aurait été utilisée dès l’époque romaine. Des vestiges antiques découverts sur le site témoignent d’une occupation ancienne, sans permettre pour autant d’attribuer aux Romains la construction du château actuel.
C’est véritablement au Moyen Âge que la forteresse prend son importance.
Aux XIe et XIIe siècles, le château devient une résidence des comtes de Bigorre, puissants seigneurs qui contrôlent une partie du territoire pyrénéen.
La forteresse assure alors plusieurs fonctions : protéger les habitants, défendre le territoire et surveiller les routes commerciales conduisant vers l’Espagne.
La légende de Charlemagne et du chef sarrasin Mirat
Une célèbre légende lourdaise rattache l’histoire du château à Charlemagne.
Selon cette tradition, en 778, l’empereur aurait assiégé la forteresse occupée par un chef sarrasin nommé Mirat.
Après un long siège, les défenseurs auraient commencé à manquer de nourriture. Un aigle aurait alors laissé tomber une truite à l’intérieur du château.
Mirat aurait envoyé ce poisson à Charlemagne pour lui faire croire que ses réserves étaient encore abondantes.
L’évêque du Puy aurait finalement obtenu la reddition du chef sarrasin en échange de sa conversion au christianisme. Mirat aurait reçu le nom de Lorus, auquel la tradition rattache celui de Lourdes.
Cette histoire appartient au patrimoine légendaire local et ne doit pas être considérée comme un événement historiquement démontré.
L’aigle tenant une truite est aujourd’hui encore associé aux armoiries de Lourdes.
Le château de Lourdes pendant la guerre de Cent Ans
Au XIVe siècle, le château fort occupe une place importante dans les rivalités opposant les grandes puissances féodales.
En 1360, le traité de Brétigny, conclu entre la France et l’Angleterre, place la forteresse sous domination anglaise.
Une garnison connue sous le nom de Compagnons de Lourdes s’y installe. Depuis cette position, les hommes d’armes exercent leur influence sur les territoires environnants.
Le château connaît plusieurs sièges et changements de domination.
Au début du XVe siècle, les affrontements provoquent d’importantes destructions. La forteresse est ensuite reconstruite et renforcée.
Ces événements expliquent en partie les transformations successives de son architecture.
Une remarquable architecture militaire
Le château fort de Lourdes conserve plusieurs éléments caractéristiques des fortifications médiévales.
Son donjon, dont la construction remonte au début du XIVe siècle, constitue l’un des principaux éléments défensifs de l’ensemble.
Il était autrefois accompagné de trois autres tours aujourd’hui disparues.
La forteresse possède également des remparts, des enceintes successives, un pont-levis, une herse et des échauguettes permettant de surveiller les abords du château.
Au cours des siècles, les progrès de l’artillerie imposent de nouvelles adaptations.
Une plateforme destinée aux pièces d’artillerie vient notamment compléter les installations défensives.
L’ensemble constitue aujourd’hui un témoignage remarquable de l’évolution de l’architecture militaire du XIe au XIXe siècle.
La Bastille des Pyrénées : une prison royale
En 1590, sous le règne d’Henri IV, le château entre dans le domaine royal.
Sa fonction militaire demeure importante, mais la forteresse devient également un lieu de détention.
Sous l’Ancien Régime, des prisonniers peuvent y être enfermés sur décision du pouvoir royal, notamment au moyen de lettres de cachet.
Cette utilisation lui vaut le surnom de « Bastille des Pyrénées ».
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le château conserve une garnison commandée par un gouverneur, tout en accueillant des prisonniers.
En 1685, Vauban, célèbre ingénieur militaire de Louis XIV, examine la forteresse et propose plusieurs améliorations. Certaines de ses recommandations seront réalisées ultérieurement.
Les transformations du XIXe siècle
Après la Révolution française, le château conserve une vocation militaire.
Le Génie entreprend d’importants travaux au XIXe siècle, particulièrement entre 1828 et 1856.
Les enceintes sont remaniées, le pont-levis est réaménagé et de nouveaux bâtiments sont construits pour répondre aux besoins de la garnison.
Une poudrière est notamment aménagée.
En 1889, la forteresse est déclassée en tant que place forte militaire.
Cinq ans plus tard, en 1894, la ville de Lourdes en devient propriétaire.
Une nouvelle période de son histoire commence alors.
Le Musée pyrénéen : préserver les traditions des montagnes
Au début du XXe siècle, Louis et Margalide Le Bondidier, passionnés par les Pyrénées, souhaitent créer un musée consacré à l’histoire et aux traditions des populations montagnardes.
Le projet aboutit au début des années 1920, avec l’installation du Musée pyrénéen dans l’enceinte du château.
Les collections présentent notamment des costumes traditionnels, du mobilier, des objets de la vie quotidienne, des œuvres d’art et des témoignages des cultures pyrénéennes françaises et espagnoles.
Les visiteurs peuvent également découvrir les jardins, les maquettes d’architecture montagnarde et les différents espaces de la forteresse.
Le musée permet ainsi de comprendre la vie des populations pyrénéennes et les transformations de leurs traditions au fil du temps.
Un monument historique au cœur de Lourdes
Le château fort de Lourdes est classé au titre des Monuments historiques depuis le 21 septembre 1995.
Il constitue aujourd’hui l’un des principaux témoignages du passé militaire de la ville.
Depuis ses remparts et son donjon, le visiteur découvre un panorama exceptionnel sur Lourdes, le gave de Pau, les vallées environnantes et les premiers sommets des Pyrénées.
Le regard porte également sur le célèbre sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes, qui attire depuis le XIXe siècle des pèlerins du monde entier.
Cette proximité rappelle les deux grandes dimensions de l’histoire lourdaise : une ancienne cité fortifiée et une ville devenue un haut lieu de pèlerinage.
Visiter le château fort de Lourdes aujourd’hui
Situé au centre de Lourdes, dans le département des Hautes-Pyrénées, le château fort est ouvert à la visite selon les horaires du Musée pyrénéen.
La découverte du monument permet de parcourir les différentes enceintes, d’observer les ouvrages défensifs et d’explorer les collections du musée.
Il faut généralement prévoir entre une heure trente et deux heures pour apprécier l’ensemble du site
Le château fort de Lourdes demeure ainsi bien davantage qu’un monument dominant la ville : il représente près de mille ans d’histoire militaire, politique et culturelle des Pyrénées.
De la résidence des comtes de Bigorre à la Bastille des Pyrénées, puis à la création du Musée pyrénéen, cette forteresse a constamment changé de fonction tout en conservant son caractère monumental.
Elle mérite une place de choix parmi les grands châteaux historiques de France.
En 1641, Nicolas Fouquet (1615/1680) achète une seigneurie en Brie (actuelle Seine et Marne)
Marié avec Marie-Madeleine de Castille,devenu surintendant du Roi Louis XIV, il avait acquis une belle fortune.
Les travaux commencent en 1656,trois villages sont rasés et l’un d’eux donnera son nom au château:Vaux le Vicomte..
Cinq années seront nécessaires à la construction du château , des milliers d’ouvriers seront à l’ouvrage.
Le Vau sera l’architecte.Le Nôtre réalisera les jardins, Le Brun: les peintures, Thibaut Poissant et François Girardon :les sculptures.
Le 17 août 1661, une fête fastueuse est organisée pour la visite du Roi Louis XIV à Vaux le Vicomte.
Le festin est préparé par Vatel, la musique est confiée à Lulli, Molière présente « Les fâcheux »… et un grand feu d’artifice est donné.
Louis XIV, jaloux fait arrêter Fouquet 19 jours après (accusé de malversation et de complots)…
Le château est mis sous scellé. (Il sera restitué à l’épouse de Fouquet en 1673).
Après trois années de procès, Fouquet est emprisonné à la forteresse de Pignerol : il y meurt en 1680.
En 1705 le Maréchal de Villars rachète le château. Il meurt en 1734.
Son fils se désintéresse du domaine et en 1763, César Gabriel de Choiseul, Duc de Praslin lui rachète: il se nomme désormais Vaux-Praslin
A la révolution le château échappe à la destruction.
En 1875 : le château est racheté par Alfred Sommier et redevient : Vaux le Vicomte…
Il le restaure et il retrouve sa splendeur.
Il est, de nos jours, un domaine privé.
La citadelle de Saint- Tropez surplombe la ville qu’elle défendait depuis le début du XVII ème siècle.
Elle est située à l’est de la ville.
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Le château de Septmonts était la résidence des évêques de Soissons. Son donjon a une hauteur de 43 mètres. Il date du XIV ème siècle.
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